BMW et l'électrique: 45 ans de coup de foudre.


Depuis 45 ans, BMW a engagé la révolution du véhicule électrique.

De manière expérimentale au début, en adaptant certains véhicules, en les modifiant, que ce soit en pur électrique ou en hybride… puis en créant intégralement des véhicules adaptés à ce mode de propulsion.

BMW fait parti des initiateurs depuis bien plus longtemps que vous ne l’imaginez.

# Un esprit d’innovation permanent

BMW n’a jamais fait parti des “suiveurs”, toujours des innovateurs.

BMW a toujours eu un temps d’avance, celui qui permet de garder cette distance avec le reste de l’industrie automobile et cela explique en quoi BMW propose en terme de véhicule avec le i3, le i8 ou l’ensemble de ces véhicules hybrides, une offre inégalée dans sa catégorie.

L'Histoire de BMW et de la propulsion électrique a commencé aux Jeux olympiques d'été de 1972 à Munich.

Si à l’époque, le supercar de BMW conçu par Paul Bracq a volé la vedette à l’ensemble des véhicules présents, deux autres voitures étaient pourtant présentes et annonçaient la suite.

Ce sont deux coupées électriques BMW 1602s qui ont été par la suite utilisées aux déplacements des membres du comité d'organisation des J.O., et même parfois en tant que caméra-voiture.

A cette époque, les batteries utilisées étaient à base de… plomb pour un poids de 350 Kg!

Résultat: une autonomie tout aussi expérimentale que le véhicule avec une distance parcourable de 60 km.

Plus de 45 ans plus tard, que de chemin parcouru, avec les véhicules hybrides et la i3 avec ses 170 chevaux.

# La Genèse: le BMW 1602 Electric (1972)


BMW a entamé le développement de deux voitures électriques en 1969.

L’objectif était simple: s’assurer qu’une propulsion électrique était adaptée aux exigences de la conduite quotidienne.

Deux de ces modèles 1602 ont vu leurs transmissions manuelles à quatre vitesses remplacées par un seul moteur électrique Bosch doté d’une puissance maximale de 32 kW avec en réalité une puissance continue de 12 kW.

L'engrenage intermédiaire a été utilisé, tandis que le système de traction arrière traditionnel a été conservé.

Le moteur électrique lui-même était de 85 kg ce qui est une broutille en comparaison des douze batteries Varta au plomb standard pesant 350 kg.

Avec une vitesse maximale de 62 km/h et une distance de parcours en ville de 30 km, en utilisant par récupération l’énergie du freinage.

Le 1602 Electric était loin d'être parfait.

Pour BMW la solution pour le développement de ce type de voiture reste dans une évolution des batteries.

# La nouvelle expérience: BMW LS Electric (1975)


Au cours de l'été 1975, BMW a lancé le développement d’un nouveau prototype.

La base de ce nouveau concept fut le BMW 700 (LS), dans lequel un nouveau moteur issu des DC de Bosch fut utilisé, associé à dix batteries Varta au plomb.

L’innovation principale consiste dans l’utilisation d’une technologie centralisée de remplissage d’eau et de dégazage, permettant un entretien plus aisé.

Autre nouveauté: il était dorénavant possible de charger ce modèle via un nouveau système autorisant l’utilisation des prises domestiques en 230 volts, et permettant la recharge totale des batteries en 14 heures.

Cependant, le poids restait un souci majeur, et cette problématique rencontrait par l’ensemble des constructeurs, se ressentait sur les performances: une vitesse maximale d’à peine 65 km/h pour une distance d’un peu plus de 30 km…

Pourtant la recherche ne s’est pas arrêtée là.

# La première évolution: BMW 325iX (1987-1990)


En 1981, BMW a lancé son projet de recherche "Véhicule électrique avec batterie à haute énergie".

Huit BMW 325iX ont ainsi été transformées, en véhicule électrique, nécessitant la modification du mode de propulsion.

Alors qu’initialement, le 325iX était une quatre roues motrices, sa version électrique était une traction avant, rarissime pour BMW à l’époque.

L’objectif principal était de tester les batteries de sodium-soufre (NaS) neuves (et sans entretien), qui avaient été développées par Asea Brown Boveri afin d’équiper des véhicules électriques.

Puisqu'il s'agissait d'une densité d'énergie trois fois supérieure à celle des batteries au plomb traditionnelles, cette évolution constitua une étape décisive dans la réduction des inconvénients initiaux de ce type de propulsion: le stockage de l’énergie.

A cela se rajoutait la mise en place par BMW d’un logiciel de gestion permettant la surveillance de la charge de la prise secteur, du flux d'énergie entre le moteur et la batterie, et la chaleur dégagée.

BMW donna trois véhicules pour des premiers essais extérieurs à la poste allemande avec succès.


Le test fut concluant. Il était temps de passer à l’étape suivante.

# Les premiers prototypes à visée commerciale: BMW E1 et E2 (1991-1993)


Avec les résultats prometteurs fournis par les batteries NaS, la section du constructeur BMW Technik GmbH a été chargée de concevoir un véhicule électrique de A à Z.

Le nouveau modèle devait pouvoir accueillir confortablement quatre adultes, avec une portée et une praticité raisonnables pour un environnement urbain.

Un haut niveau de sécurité était également requis, tandis que les ingénieurs se devaient d’alléger la voiture afin de contrebalancer le poids des batteries.

Il ne leur fallu que 10 mois pour mettre au point le prototype E1 qui fut présenté au Salon de Francfort de 1991.

Le châssis et certains panneaux étaient en aluminium haute-résistance, tandis que le corps était essentiellement constitué en plastique recyclable.

Les batteries ont été montées sous les sièges arrière, tandis que le moteur électrique - cette fois-ci développé en interne, a été intégré dans l'essieu arrière pour assurer une propulsion arrière, plus en accord avec la tradition BMW.

Avec une portée de 150 km et une vitesse maximale de 120 km/h, l'E1 se révélait être le véhicule idéal pour circuler en ville.

L'année suivante, l'E2 a été dévoilé au Los Angeles Auto Show.

C'était essentiellement un E1 redessiné pour le marché américain. En 1993, un prototype plus abouti était prêt, en utilisant des batteries au chlorure de sodium-nickel, améliorant encore les performances.

# Le premier essai: BMW 325 / BMW électrique (1992-1997)


Avec l’émergence de nouvelles technologies au début des années 90, la nouvelle série 3 pouvait être transformée, sans difficultés majeures, en voiture électrique.

De plus, l’ensemble moteur et transmission avait pu voir leur poids grandement réduit avec simplement 65 kg sur la balance.

Soutenu par le ministère allemand de la Recherche et de la Technologie, BMW mis en chantier ce projet expérimental avec 25 véhicules.

- Huit participèrent au plus grand test en conditions réelles jamais organisé à l’époque sur l’île allemande de Rügen,

- et six furent utilisées par le gouvernement bavarois comme partie intégrante de ses véhicules de service.

Les voitures étaient propulsées par des moteurs à courant alternatif générant 32 à 45 kW.

Du fait de certains problèmes avec les batteries au sodium et au soufre, BMW est retourné à la technologie du chlorure de sodium-nickel qui avait démontré leur efficacité sur l'E1.

Toujours dans cette phase expérimentale, l’une de ses voitures a même eu des piles au nickel-cadmium. Avec une portée de 150 km, et une vitesse maximale de 135 km/h, ces modèles de 3 séries étaient en passe d’entrer sur le marché …

Mais pour BMW, être bon ne suffit pas.

Il faut être parfait.

# Quand révolution rime avec lithium-ion: la Mini E en 2008


En 2008, c’est sur son autre marque que le groupe BMW a porté l’expérimentation, avec une série de Mini à propulsion électriques qui furent confiées à des clients et des entreprises.

Ces Mini E bénéficiaient de moteur de 150 kW, le tout alimenté par les nouvelles batteries au lithium-ion.

Le résultat: de 0 à 100 km/h en de 8,5 secondes et une vitesse de pointe de plus de 150 km/h.

Ce véhicule clairement tourné vers la ville pouvait effectuer des trajets allant jusqu’à 250 km avec une simple charge.

Des prises spécifiques furent livrées avec les voitures, permettant une recharge sur des prises standard en deux heures et demie.

Avec ce projet, la flotte de voitures électriques de BMW avait réussi à dépasser le nombre de 600 conducteurs.

# La Révolution dans la rue: de la BMW ActiveE à l’i3


Le BMW Concept ActiveE était vu comme un galop d’essai pour le projet Future Megacity Vehicle, dorénavant connu comme l'i3.

En se basant sur la plateforme de la BMW Série et offrant une puissance de 125 kW, plus d’un millier de voitures électriques furent lancées sur les routes.

Equipé d’un nouveau pack de batterie au lithium-ion permettant de parcourir une distance supérieure à 160 km et une vitesse de 145 km/h, autorisant le dépassement sur voie rapide: le véhicule électrique n’était donc plus cantonné à la ville.

La dernière et ultime étape de cette marche en avant vers l’électrique, fut le i3, dont le premier concept fut présenté en 2011, pour être commercialisé en 2013.

Le i3 est proposé en deux versions: une pleinement électrique et une autre version hybride, accompagnée donc d’un moteur à essence en option.

Avec son moteur de 125 kW et une autonomie pouvant aller jusqu’à 160 km, le i3 permet de répondre au degré d'exigence de la marque allemande.

# L’avenir après le coup de foudre


BMW ne s’est pas arrêté là, et propose toute une gamme de ses véhicules en hybride, de la Série 2 Active Tourer, à la Série 7, en passant par la Série 3 et le BMW X5, sans oublier le fameux i8, sportive spécialement imaginée pour l’hybride.

L’avenir immédiat de BMW en termes de véhicules électriques est le eDrive qui signe la prochaine génération de voitures dotées de ce nouveau type de propulsion.

Un nouveau pack de batterie au lithium-ion a donné à ces voitures une portée de 160km, tandis que la vitesse supérieure de 145km/h signifiait que les conducteurs pouvaient également utiliser la voie de passage sur une route.

Le progrès technique au cours des cinq dernières années a été éblouissant avec le prochain système d'entraînement électrique BMW i3 utilisant 40% d'espace de moins que le Mini E, tout en offrant des performances supérieures.

Pourtant, quand il va à la production, le i3 disposera également d'un moteur diesel extensible, juste pour être en sécurité.